Praxis

Etude et histoire des pratiques

révolutionnaires

Présentation du laboratoire & axes de recherche

 

Praxis est un laboratoire interdisciplinaire indépendant.

Comme son nom l’indique, son objet de recherche est la praxis (du grec ancien πρᾶξις : « action » ou « fait d’agir ») au sens où Marx employait ce terme, dans les Thèses sur Feuerbach, pour désigner spécifiquement l’« activité révolutionnaire » par laquelle l’homme transforme le monde, ses rapports sociaux et lui-même. En effet, loin d’être inactuelle, cette notion de praxis nous semble particulièrement pertinente et digne d’intérêt à une époque dominée comme la nôtre par le sentiment que l’humanité n’a pas de prise sur son histoire. Comme si les gigantesques mutations à l’œuvre dans le monde contemporain dépendaient de forces étrangères à l’homme qui s’imposeraient à lui de l’extérieur.

De nombreux axes de recherches sur ce thème pourront être développés à l’avenir. Mais, pour le moment, nous retiendrons surtout les trois suivants comme essentiels :

 

  • Au plan philosophique, l’enjeu central est de penser la relation de détermination réciproque entre l’action subjective des hommes et le processus objectif de l’histoire humaine. En effet, par leur action, les hommes « font » l’histoire. Pour autant, suffit-il, par exemple, qu’« un peuple veuille être libre pour l’être », comme le croyaient les constituants français en 1789 ? Si oui, comment se fait-il que le mouvement révolutionnaire ait pris, même aux yeux des adeptes les plus intransigeants de la volonté générale, la forme d’une implacable « force des choses » ? Et surtout comment expliquer l’écart entre les projets des hommes de 1789 et l’ordre social dont les bouleversements de la Révolution et de l’Empire ont finalement accouché ?

 

  • À cet axe très théorique sur les conditions et les modalités de l’action transformatrice de l’homme dans l’histoire, s’ajoute un vaste champ d’étude sur les formes politiques et organisationnelles, spontanées ou non, que cet agir historique de l’homme a pu prendre : ligues, clubs, sociétés secrètes, syndicats, partis, conseils, internationales etc.